Après tout, pourquoi pas ?

 

Voici le prologue (court :s) d'une nouvelle fic totalement différente de "A la vie à la mort" =) Même si "Cicatrice" reste dans le registre Fantastique ;) Dites moi vite ce que vous en pensez =)

 

Elle était libre, elle était belle, elle était mystérieuse, sombre et inquiétante. Elle avait tout pour elle, elle obtenait tout ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Elle était forte et intelligente, rapide et rusée. Elle était sauvage, presque inhumaine. On l’admirait, on l’adorait ou au contraire on la détestait et la rejetait. Son passage ne passait jamais inaperçu, on la remarquait toujours. Elle faisait peur mais elle attirait tout de même les personnes. Elle provoquait souvent des disputes, des bagarres, des guerres atroces juste en étant présente. Elle était jeune mais consciente et mature. Elle savait ce qu’elle faisait. Tous ses actes, ses gestes, ses regards avaient une signification précise et réfléchie. Rien ne se faisait au hasard. Elle était recherchée, c’était une criminelle, une assassin. Mais on la connaissait juste de vue. Personne ne lui avait jamais vraiment parlé, personne ne savait son nom ni d’où elle venait et comment elle était arrivée. Tout le monde ignorait son extrême souffrance, sa cicatrice gravée, ancrée dans son cœur. ______On l’appelait Mystery.

 

 

Rien qu’à l’idée de retourner dans cet endroit me donnait pleins de frissons dans le dos. Mes mains tremblaient et devenaient moites… Pourtant j’étais obligée d’y retourner. J’étais traînée de force et si je résistais un peu trop on me tirait avec des chaînes douloureuses. Dans cette salle résonnante et frustrante, j’avais passé des heures à me poser mille et une questions.

Comment j’avais fait pour arriver là ? Je ne me souviens plus… Ils m’ont peut-être effacé la mémoire ? Comment faire pour sortir ? C’était impossible, ils étaient trop nombreux, trop forts et trop bien armés.

Allongée sur mon lit, dans mon « box » comme ils disaient, je méditais sur une évasion possible. Si j’acceptais leur offre, j’aurais peut-être une chance… Mais j’avais peur d’avoir mal, encore. C’était trop d’énergie perdue. Il fallait que j’ai toute ma vigueur et ma rapidité pour que je puisse m’enfuir, et encore. Une fois la mission acceptée, ils me suivraient partout. Ils me surveilleraient 24h/24.

Je soupirai. Je me faisais trop d’illusions. J’étais condamnée à rester ici toute ma vie, à souffrir pour les autres et à crever comme un chien... Et encore, même un chien on serait triste qu’il meure. Je n’étais qu’un numéro, qu’une machine à souffrir sans avoir le droit de le montrer. « Numéro 113 » je t’en foutrais moi du 113 ! J’avais un nom, même si je ne m’en souvenais plus. Ici, il n’y avait plus aucun respect, que de l’indifférence et c’est le pire des sentiments.

J’étais triste, je voulais pleurer mais je n’avais pas le droit de montrer ce que je ressentais. La porte était vitrée, je ne pouvais donc exprimer ni ma colère, ma haine, ni mon dégoût, ni ma tristesse, ni ma mélancolie, ma nostalgie, sans qu’ils me voyaient. J’avais juste le droit de sourire. Mais pourquoi je sourirais ? À quoi ça me servirait de sourire à un monde qui m’a rejeté ? Je hais cet univers sans pitié.

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