Que des bêtises...

Waaah après plusieurs mois d'attente je vous le donne enfin ! Tout frais tout propre ! A vous de me dire s'il vous plaît ou non et s'il est mieux que l'autre même si maintenant ça ne correspond plus trop, j'ai tout décalé xO

Accroupie devant lui, j’observe la petite boule de poile apeurée depuis quelques minutes. Elle tremble comme une feuille et je n’ose même pas la toucher de peur qu’une horde de chiens enragés me sautent dessus pour se venger. Je penche la tête sur le coté, réfléchissant à la situation. Soudain intrigué, le renard tend le bout de son museau vers moi pointant ces oreilles oranges dans ma direction. Lentement, j’approche ma main de sa tête mais au moment où je le touche il  recule vivement et grogne, espérant me faire peur. Je soupire. Ce n’est pas la peine d’insister. Un chien était, est et sera toujours stupide. Même en lui prouvant que je ne suis pas un danger il restera toujours sur ses gardes sauf si je lui donne de la nourriture. Là, bien sûr, il se mettra à mes pieds et gémira pour avoir d’autres croquettes. Le petit renard semble être une femelle car un mâle est plus agressif et moins peureux.

Mais suis-je bête ? Ca sert à quoi de savoir ça ? Je ne vais quand même pas la garder !

Je me retourne car je commençais à partir et regarde la boule de poil dans les yeux.

« Mais pourquoi tu es là ? »

La petite renarde se mit à faire des petits aboiements comme pour me répondre. Tiens ? Elle n’est peut-être pas aussi stupide que les autres de sa race. Je m’accroupie à nouveau devant elle et fronce les sourcils.

« Comment es-tu entrée ? »

La boule de poil se dresse, fière, sur ses quatre pattes et regarde la porte intensément.

Je me mets à rire.

« Ah, ouais d’accord. »

La porte est légèrement cassée et ne se ferme pas bien. La renarde a dû la pousser un peu et hop là voilà entrée. Cependant, je ne vois pas pourquoi elle est venue. Mais bon, s’il n’y a pas de Khanïn dans les parages autant la garder. Ca me fera un « chien » de garde.

Je sens soudain une vive douleur dans ma queue de puma et lâche un cri. Elle m’a mordu ! Alors là, on ne va pas s’entendre ! Je l’attrape par la peau du dos et l’incite à me lâcher.

« Si c’est comme ça, ce n’est pas la peine ! »

Je n’hésite pas et pose plus ou moins violemment la renarde dehors. Je ne veux absolument pas d’une espèce de chien fou qui attaque tout ce qui bouge. C’est pourquoi je décide de laisser la renarde dehors pour la nuit. On verra bien si elle veut vraiment rester avec moi ou non. Je me dirige tranquillement vers la cuisine et prends une boisson fraîche quand j’entends des gémissements qui viennent de l’extérieur. Cette renarde croit m’avoir avec des pleurnichements aussi débiles ? Je ne céderais pas. C’est pourquoi je me couche avec d’incessants pleurs dans les oreilles.

 

Une douce chaleur caresse la peau de mon bras. Cette chaleur ne me réveille pas, non, c’est plutôt ce bruit continue dans mes oreilles qui me réveille. Un souffle calme et posé résonne dans ma tête. Gênée par ce bruit incessant j’ouvre mes yeux encore lourds de fatigue et découvre une petite boule de poil rousse près de mon bras. La renarde a réussi a entré de nouveau dans la maison. Apparemment, elle veut rester avec moi ce qui ne m’arrange pas du tout. Elle est mignonne mais je ne sais pas du tout comment m’occuper de ce genre de bête. Malgré tout, je ne peux pas l’abandonner car elle est trop petite. Elle se ferait tuer même par les autres Khanïn car mon odeur est sur elle maintenant. M’asseyant au bord du lit, je constate en regardant par la fenêtre qu’il pleut dehors. C’est une pluie fine, une pluie de saison chaude, une pluie collante et désagréable. Malgré les nombreux nuages épais et noirs, un rayon de soleil fait son apparition et éblouit le village agité. Même si personne ici n’aime la pluie, beaucoup de Nekhòs parcours les rues boueuses. Je devine qu’ils courent à cause de la pluie, cependant certains n’ont pas l’air de vouloir se mettre à l’abri. Au contraire, ils courent vers l’extérieur du village. Ma curiosité est trop forte. Je veux savoir où vont toutes ces personnes. Je descends les escaliers quatre à quatre et j’attrape au passage la petite boîte trouvée la veille ne voulant pas me la faire voler et me dirige vers une rue où je pourrais trouver quelqu’un qui pourrait me renseigner, oubliant la petite renarde endormie. Arrivée dans la rue principale, je me plante en plein milieu et cherche quelqu’un qui aurait la gentillesse de s’arrêter. Leur visages sont pleins d’excitations, des lueurs de joie scintillent dans leur yeux. Pour aller plus vite, certains se transforment. La pluie s’intensifie et les villageois se dépêchent encore plus. Bien décidée à savoir ce qu’il se passe, j’arrête une jeune femme et lui demande gentiment où vont toutes ces personnes.

« Aux falaise Rouges bien sûr.

- Pourquoi ?

- Tous les cent ans, le lendemain du croisement des lunes, des bêtes mythiques passent par ici et d’après les rumeurs chaque personne peut faire la connaissance d’une de ces bêtes qui peuvent nous emmener dans un endroit magnifique pour une journée. Mais les bêtes ne se laissent pas faire et sont très méfiantes des Nekhòs. »

Je remercie poliment la jeune femme et c’est sans hésitation que je me dirige vers cet endroit. Malheureusement les falaises Rouges sont très loin au sud du village. Je ne sais pas si je peux laisser la renarde seule. Je m’arrête et me retourne vers ma maison. Je ne pense pas qu’elle cherchera à s’échapper et de toute manière, j’ai fermé la maison à clef.

Je me remets à marcher vers la sortie du village quand mon pied s’enfonce dans la boue ce qui entraîne ma chute. De toute manière j’étais déjà salit par les éclaboussures des passants un peu trop rapide. Je me transforme rapidement et commence à courir comme tous les autres.

Je n’ose pas aller trop vite, de peur de m’enfoncer encore la patte et de me casser quelque chose mais en voyant tous les autres félins me dépasser à toute vitesse je me dis que ça doit vraiment être bien là-bas. Au moment où je veux presser le pas, un géant noir me bouscule. Entraîné par le mouvement, je vole à quelques mètres avant de m’écraser de nouveau dans la boue. Un des gardes ne se gène absolument pas pour nous écraser. Ils se croient les plus rapides et les plus forts. Peut-être qu’ils sont plus puissants que nous, Nekhòs « normaux » mais je pense que je pourrais le rattraper. M’élançant en dehors du village, je me secoue un peu avant de me propulser en avant. La boue est glissante mais la pluie commence à s’arrêter, c’est déjà ça. Doublant les enfants, les Nekhòs et quelques félins je commence à apercevoir enfin le garde noir. Sa taille est effrayante ainsi que la puissance de ses muscles qui l’entraîne en avant à chaque fois un peu plus vite. Il a l’air de faire une petite promenade tranquille alors que moi, je galère avec mes pauvres membres de puma. Me faufilant entre deux guépards fatigués, sautant par-dessus un vieux lion lent et esquivant les personnes connes qui s’amusent à nous ralentir, j’arrive enfin au niveau de la longue queue du garde. J’aperçois son regard vers moi et en une fraction de seconde, il prend une impressionnante accélération pour disparaître de ma vue. Je ralentis, essoufflée. Ils sont beaucoup trop rapides. Je m’arrête un peu pour essayer de calmer mon cœur affolé. À ma gauche, la chaîne de montagne continue encore un peu plus loin et à ma droite la forêt Interdite se dresse fièrement faisant concurrence à la taille des montagnes. Le garde est donc là pour surveiller l’entrée des personnes dans la forêt. Je me disais aussi, c’est bizarre de les voir ici. Voyant qu’il y a de plus en plus de monde qui arrivent, je reprends ma course dans la grande allée créée par les éléments naturels. Quelques bêtes nous observent du bas des montagnes. Je crois apercevoir des Koloptor, des petites créatures totalement inoffensives. Debout sur leurs deux pattes d’oiseaux longues et fines, ces dernières leur servent à s’enfuir très vite car ce sont des bêtes très peureuses. Leurs ailes faites de poils bruns leur servent aussi de mains. Ce ne sont pas des ailes qui leur servent à voler mais à planer. Le corps de ces créatures est trop gros par rapport à leurs ailes trop petites. Leur tête est ovale et aussi grosses que leur corps. Leur cou est assez grand et peut être rétracté, un peu comme les yeux des escargots. J’entends les Koloptor crier leur incompréhension de nos déplacements. Ils ont peur qu’on les attaque mais jamais, au grand jamais nous ferions ça. Ce sont des monstres qui nous protègent d’une attaque massive de Khanïn car ceux-ci ont peur des Koloptor. Ça par contre, je n’ai jamais compris pourquoi.

Soudain, je sens le sol grimper. J’arrive bientôt aux falaises, après cette gigantesque montée, j’arriverais à l’océan. La pluie a cessée mais la terre est toujours boueuse et pour grimper ce n’est pas très pratique. Ça glisse beaucoup, la pente est quand même pas mal raide. Glissant de quelques mètres, j’ai l’idée d’enfoncer mes griffes dans la terre plus dure, sous la boue. J’escalade lentement mais sûrement. Plusieurs utilisent ma technique mais peu y arrive.

J’entends peu à peu le bruit de la mer et cela m’encourage à accélérer. Je pousse sur mes membres postérieurs et fait des petits bonds pour arriver plus vite en haut.

Un dernier bond m’entraîne au sommet et je découvre enfin l’océan. Me dressant sur mes jambes humaines, je m’approche du bord de la falaise bouche bée.

Devant moi, des gigantesques monstres sortent de l’eau pour replonger fièrement dans les profondeurs. Une centaine de ces géants volent au-dessus de la mer, d’autres restent plutôt à la surface de l’eau. Ces immenses créatures sont grosses, tout leur corps est ovale. Deux longues oreilles se tiennent sur leur tête et descendent jusqu’à leurs géantes nageoires pectorales qui leurs servent aussi d’ailes. Celles-ci s’étendent jusqu’au commencement de leur longue queue fine mais puissante. Leur peau noire est parcourue de multiples petits points blancs scintillant aux rayons de soleil se frayant un chemin à travers les épais nuages gris. De leur bouche pleine de dents pointues un chant en sort, doux et mélodieux.

En bas, au pied de la falaise Rouge une foule se bouscule sur la plage pour essayer d’approcher une de ces bêtes. Je trépigne d’impatience, moi aussi je veux essayer d’en approcher une mais je ne sais pas comment descendre de cette falaise immense. Les gens que je vois en bas sont tout petits ! A gauche, à droite, aucun passage sécurisé ne mènent à la plage à ce demandé comment tous ces gens sont arrivés en bas. C’est en regardant d’un peu plus près que je vois au loin, près de la montagne des petits points noirs qui sautent dans l’eau. Est-ce cela le seul passage vers la plage ? N’ayant aucune envie de faire un plongeon d’une si grande hauteur, je pars à l’opposé chercher un passage moins dangereux vers la forêt Interdite. Il doit bien y avoir un passage !

Un nouveau chant mélodieux de ces créatures immenses me font presser le pas, j’ai tellement hâte de pouvoir en approcher une !

Soudain, un bruit m’arrête dans ma course. Cet étrange bruit ne venait pas de l’océan mais de la forêt… Un bruit très faible, apeuré et essoufflé. M’appuyant sur un arbre j’observe la forêt si jolie à la recherche d’une personne ou d’une créature. À ma grande surprise, j’aperçois un Nekhò dans al forêt, perdu et paniqué.

« Eh ! Par ici ! Monsieur sortez de là vous n’avez pas le droit d’être ici ! »

En entendant ma voix, l’homme aux oreilles de guépard se transforme en félin très vite et parti vers l’intérieur de la forêt. Les gardes font très mal leur boulot ! Ce gars va se faire tuer par les dangers de cette forêt ! Dans un élan de courage absurde, je me mets à courir après cet homme qui va droit vers une mort certaine. Tout en me transformant, je suis par l’odeur le guépard rapide et fou.

« Arrêtez ! »

Mes cris ne l’arrêtent pas, au contraire. Il accélère mais je le rattrape tout de même. Etonnée de ma rapidité, je m’élance encore pour espérer l’arrêter en pleine course. Arrivée à une distance raisonnable, je me pousse vers l’avant, griffes sorties, espérant m’accrocher à lui comme à une proie pour le stopper. Malheureusement, une lumière éblouissante m’aveugle et je perds le guépard de vue. Je m’écrase pitoyablement par terre et attends impatiemment que la lumière s’éteigne.

Une fois fait, je cherche le félin des yeux puis ne le voyant pas, je le cherche à l’odeur. Malheureusement il en reste plus rien de son passage, à croire qu’il est parti avec la lumière. Ne voulant pas croire cette « réalité » absurde je me remets à courir vers l’intérieur de la forêt. Je ne sais pas ce qu’il me prend. D’habitude, je n’aurais pas fait ça et je serais retournée sur mes pas mais là, quelque chose m’empêche de faire demi-tour. Ce n’est pas la curiosité de savoir où est passé l’homme guépard car j’ai bien trop peur de ce qui peut m’arriver ici mais c’est comme si on me poussait à l’intérieur de la forêt, comme si j’étais manipulée comme un mannequin. Comme dans mon rêve…

Ne pouvant lutter contre cette force j’accélère pour trouver le guépard, en vain. Il a totalement disparu, comme téléporté.

Soudain, mon cœur s’affole dans mon corps de félin. Je sens un danger, quelque chose ou quelqu’un me suit, me guette. Apeurée, je n’ose pas regarder en arrière et accélère encore, m’enfonçant encore un peu plus dans la forêt. Poussée par la peur et aidée par le stress, ma vitesse ne cessa d’accroître mais je sens toujours un certain danger dans mon dos. Ma vision devient floue, je vais trop vite. Les arbres défilent à une vitesse impressionnante autour de moi. Je ne sens quasi plus le sol, j’ai l’impression de voler ou de planer au dessus du sol. A peine mes membres touchent les feuilles ou les petites branches morts par terre qu’ils me poussent encore un peu plus en avant.

Je décide d’essayer de semer le danger qui me poursuit en tournant d’un coup vers ma droite. Entraînée par la vitesse, je glisse sur le sol encore trempé avant de pouvoir reprendre ma course. Je sens malheureusement que la chose me rattrape facilement, je peux déjà entendre ses pas rapide sur le sol. Je devine que ce n’est pas une grosse bête à entendre le rythme de ses pas sur le sol.

Pensant alors pouvoir me battre, je m’arrête brusquement et me retourne. Sur mes gardes, les oreilles à l’écoute j’observe attentivement l’épaisse forêt qui m’entoure. Ma respiration saccadée brise le silence un peu trop pesant.

Un grondement sauvage résonne au fond de ma gorge espérant faire peur à l’inconnu. J’entends maintenant sa respiration démesurée. Dominée par la peur, je recule de quelques pas quand je sens une vive douleur dans ma jambe droite. Ecrasée par la souffrance si soudaine, j’ai comme réflexe de tirer ma jambe mais ceci ne fait qu’aggraver les choses. La chose m’a tendue un piège, je suis maintenant coincée dans un piège à renard. Ma jambe déchirée et douloureuse ne me sers plus à rien et si la chose me saute dessus maintenant je suis fichue ! Il faut que j’arrache ma jambe de ce piège maintenant mortel pour moi mais je n’ai pas le courage de me faire si mal. J’aurais presque préférer ne pas avoir des os si solide et que ma jambe soit coupé nette…

Beaucoup de sang coule de ma jambe, et je commence à me sentir mal. Le stress, la douleur et la perte de sang me font tourner la tête. Au moment où je tombe de fatigue, une créature noire me saute au visage.

Ce n’est pas parce que j’ai la tête qui tourne que mes forces m’ont quittée. Aussitôt je me relève et me débats pour faire tomber la bête plus grosse que ce que je pensais. Malheureusement, ses six bras s’accrochent vivement à ma tête et j’ai peur qu’elle me l’arrache ! Je me secoue dans tous les sens, essayant de la déstabiliser mais rien n’y fait elle s’accroche bien. Utilisant mes membres antérieurs j’essaye alors de la blesser ou de la tuer. Mes griffes s’enfoncent dans sa peau pourtant dure.

Je reconnais vite la bête de la veille, je me demande vraiment ce qu’elle me veut cette créature étrange !

Je me secoue dans tous les sens évitant cependant de bouger ma jambe endoloris et la bête accepte enfin de me lâcher. Mais c’est en l’observant un peu mieux que je me rends compte que ce n’est pas moi qui l’aie tué ; une grande flèche la traverse. Surprise, je me remets sur mes gardes sentant une autre présence. Je sens un regard pesant sur moi quand un cri étouffé se fait entendre.

« Lisa ! Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ?! »

Je me retourne et vois Kînrò. Il n’a absolument pas le droit d’être là ! Je grogne mon mécontentement puis me rends compte que je ne sens plus quelqu’un qui m’observe. Il est parti…

Gentiment, mon ami me libère du piège et entoure ma jambe de puma d’un bandage. C’est étrange, il ne se balade pas avec ce genre de chose d’habitude… Comme s’il savait que j’allais être blessée…

Après quoi, je me retransforme et observe mieux ma jambe déchirée. Je ne suis pas maligne d’avoir tiré comme une dingue. De grosses griffures me traversent la cuisse pour finir au niveau du mollet. Je regarde une dernière fois ses griffures avant que mon ami les recouvrent puis tente de me mettre debout.

Je me suis surestimé ainsi que ma douleur, j’ai bien plus mal que ce que j’ai pensé. Je tombe sur mon ami qui me rattrape aussitôt.

« Tu as besoin de repos, allonge toi.

- Non ! Lui crie-je. Je ne dois pas rester là, il faut que je lutte contre la douleur.

- Tu es folle ! Reste là ! »

Il m’attrape à nouveau et me retient de marcher. Je m’écroule alors par terre, fatiguée.

Vu toutes les coïncidences entre la réalité et mon rêve, je me demande si…

« Kînrò…

- Oui ? Dit-il en se rapprochant de moi qui suis toujours allongée.

- Tu crois, toi, en la légende du Roi des mers ?

- Pas vraiment. »

Je ne réponds pas, je regarde le ciel à travers les immenses arbres, pensive. Alors la légende que ma conté Coroka dans mon rêve est bien vraie.

« Je ne crois pas qu’il nous a créé, je ne crois même pas qu’il existe et même s’il existait ce ne serait qu’un vulgaire poisson dans l’océan qu’un fou a prit pour Dieu. Nous avons été créé par le temps, tout change et évolue. On était humain avant et peu à peu on se transforme en félin. »

Je médite sa façon de penser. C’est tout à fait possible dans ce sens mais il y aurait une façon de prouver qu’il a tords.

« Le trésor… Murmure-je.

- Pardon ?

- Si je trouve le trésor du Roi des mers, tu croiras en son existence ?

- Non, ricane-t-il.

- Pourquoi ?

- Je pense que ce n’est qu’un objet que quelqu’un a créé et qui a dit que c’était le trésor de Dieu.

- Du Roi de mers, corrige-je.

- C’est la même chose.

- Non. Dieu c’est Dieu. Le Roi des mers c’est le Dieu des dieux.

- Donc c’est Dieu.
- Non ! C’est le Roi des mers. »

Il se met à rire devant ma teneur en la chose. Je suis têtue et j’assume.

« Si le trésor existe et qu’il a des pouvoirs tu croiras en ce Roi ultime ? Dis-je en revenant au sujet.

- Je ne sais pas, ça dépendra du pouvoir. Si le Roi des mers est bien réel et qu’il nous a créer c’est qu’il veut nous protéger, nous garder en paix donc ce trésor permettra de guérir. S’il a ce pouvoir alors j’y croirais. »

Je me mets à imaginer la forme de ce trésor. Si dans la légende l’homme qui la trouver pouvait le mettre autour du cou alors c’est un collier. Mais quel genre de collier ? Une simple chaînette ? Une chaîne avec un diamant au bout ? Un collier de perles ? Des perles noires ? Rouges ? Vertes ? Je divague dans mes pensées et espère qu’un jour je trouverais ce trésor. Malgré le danger dont m’a averti Coroka, je n’ai pas peur. Moi aussi j’ai envie de me pavaner fièrement avec ce trésor valeureux.

Sortant de mes pensées, je tourne la tête vers mon ami qui regarde ses pieds lui aussi pensif.

« Kînrò… Dis-je à nouveau. »

Il tourne sa tête vers moi sans vraiment me regarder.
« Comment tu m’as retrouvée ? »

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