Lisa

Voilà le nouveau chapître 1 ! =) j'espère vraiment que vous allez le préférer à la première version parce que sinon ça aurait servi à rien tout ça ! ^^ En fait, j'ai juste rajouter quelques détails, un peu de dialogue et j'ai aussi rajouté quelques nouveaux passages ^^

Je le redis : J'ai mis cette image parce que dans ma tête, Lisa est pratiquement comme ça ^^

A la vie, à la mort.

 

J’aurais dû la croire, j’aurais dû l’écouter et ne pas faire l’idiote. Je n’aurais pas dû être trop curieuse et découvrir cette pièce qui renfermait cet objet maudit… Je suis désolée Kînrò, je n’aurais pas dû t’embarquer avec moi dans cette histoire… dans mon histoire, mon destin, ma mort… Si seulement je t’avais écouté ! Si seulement je vous avais tous écouté ! Rien de tout ça ne serait arrivé… Je suis vraiment bonne à rien, stupide et vraiment inconsciente… J’aurais dû faire plus attention, être plus prudente, même plus craintive… J’ai fait tout ce qu’on m’avait interdit de faire. Je suis vraiment stupide…

 

Chapitre 1

 

Je sens une légère brise soulever mes longs cheveux châtains ce qui m’arrache un frisson. C’est en levant les yeux vers le ciel que je remarque de gros nuages noirs qui arrivent au loin. Il va pleuvoir… Pour l’instant, il a y un soleil chaud qui illumine chaque brindille d’herbe de la vallée. Non loin en face de moi se trouve le village où j’habite désormais. Situé entre une immense forêt à gauche et une immense chaîne de montagne à droite, il est un peu coincé. Je me secoue la tête, ce n’est pas le moment de rêvasser, je dois me dépêcher ! Pour ne pas le rater, je me mets à courir vers mon village. J’y arrive très vite et je vire à droite directement. Filant entre les petites maisons, je cours sur le chemin sec qui mène à son habitation. Pressée, je bouscule quelques personnes. Je m’excuse immédiatement puis je tourne à gauche. Sa maison n’est plus très loin, j’y suis presque ! Il ne faut en aucun cas que je le manque même de peu car après, il serait trop tard… J’arrive enfin devant son petit jardin qui d’ailleurs est dans un sal état. Je saute par-dessus la petite clôture et ouvre la porte d’entrée d’un coup sec, sachant qu’elle est toujours ouverte, même quand il n’est pas là. Je ne m’arrête pas quand je ne le vois pas dans le salon, ni dans la cuisine. Je continue ma course au même rythme vers sa chambre et la salle de bain puis ressors à toute vitesse. Il est déjà parti ! C’est affreux il va se tuer !! En sortant, je prends le chemin de droite et c’est avec affolement que je me dirige rapidement vers la grande forêt si jolie et pourtant interdite. Je m’apprête à sauter par dessus les grandes barrières quand je sens une main me retenir.

« Hep ! Là ! »

La grosse main me retient une fois de plus quand je tente de m’en échapper. Je sais que je n’ai pas moyen d’y arriver mais je me débats quand même de toutes mes forces.

« Non ! Laissez moi ! Il ne doit pas aller là-bas !! »

D’autres personnes se mettent autour de moi pour m’arrêter. Je me dégage des mains répugnantes du gros balèze qui est derrière moi mais je ne bouge pas. Je n’ai aucune chance contre ces brutes de deux mètres de haut. Leurs oreilles pointues et noires sont dirigées vers moi attentives à tous gestes. Leurs dents, également pointues, me menacent mais ces gros matous ne me feraient jamais de mal. Ils essayent de me faire peur pour que je n’entre pas dans cette forêt dite « dangereuse ». Pourtant, celle-ci est très illuminée, fleuries et accueillante. Je ne vois pas en quoi elle est dangereuse.

En tournant la tête vers le village, je remarque un petit nouveau garde qui a du mal à se contrôler. Il est en train de se transformer mais il se retient comme il peut. Ses griffes, qui pourraient me tuer en un seul coup, sont déjà au bout de ses doigts fragiles d’humains. Un grognement animal se fait entendre dans le fond de sa gorge. Heureusement que les autres commence à l’attacher parce que sinon je serais déchiqueter dans la seconde qui suivrait sa transformation. Je n’ai jamais compris pourquoi les gardes réagissaient inconsciemment de cette manière en me voyant. Je prends alors conscience que je suis en train de me transformer moi aussi, pour me défendre. Il faut que je me calme…

Tout cela s’est évidemment passé qu’en quelques secondes.

« Qu’est-ce que tu racontes ? Personne n’est entré ici et personne ne pourra entrer dans cette forêt. Elle est bien de trop dangereuse.

- Vous êtes sûrs ? Mais alors, où est-il ?

- Si tu parles de ton copain avec qui tu es sans arrêts en train de te disputer, il est allé au temple. »

Je me retourne et examine le si grand temple en haut de la montagne. Il est si loin… Je pousse comme je peux une des brutes qui m’entoure et marche, découragée, vers la montagne si haute. Je lance un regard en arrière pour m’assurer que le nouveau garde n’est pas en train de me courir après quand tout à coup, une délicieuse odeur de poisson grillé me chatouille les narines. Je ne peux pas résisté et tourne directement à droite pour me diriger vers la si bonne odeur qui m’emmène chez Coroka. La plus vieille et la plus sage de tout le village. Mais c’est aussi la plus étrange. Elle nous raconte toujours des histoires bizarres et en tout genre. Je n’en crois aucunes. Ces histoires sont souvent effrayantes, racontant des évènements passés du village. Pourquoi est-ce la seule à les connaître ? Je peux comprendre que ce soit une raison familiale, que ces histoires sont racontées de génération en génération mais dans ce cas, pourquoi les raconte-t-elle a tout le monde ? Vraiment, Coroka est bizarre, surtout depuis quelques temps. Elle raconte qu’un ange noire va venir ici bientôt pour dérober quelque chose dé précieux et ça va tous nous tuer et patati et patata. Mon cul ouais. Je pense plutôt qu’elle n’a  plus toute sa tête à cause de son âge avancé. Faudrait peut-être l’emmener à l’hôpital après tout ? La capitale est à trois jours de marches d’ici, ce n’est pas très loin. Je me secoue la tête. Mais qu’est-ce qui me prend ?! Coroka est très gentille et elle nous aide beaucoup quand on a besoin d’elle pour toutes sortes de choses. Malgré son âge, elle participe beaucoup à la vie du village. A sa place, je serais toute la journée dans mon lit, au chaud à regarder des émissions débiles à la télé pour m’abrutir encore plus que je ne le serais. Enfin, elle fait ce qu’elle veut.

J’arrive enfin devant la maison de Coroka. Celle-ci est vraiment en piteux état. Pire que le jardin de mon ami, c’est dire… Même si elle nous aide à rénover notre maison, apparemment elle ne s’occupe pas de la sienne. Les murs sont recouverts de plantes qui y sont grimpés et c’est à peine si on voit la porte qui est elle-même à moitié défoncée. Je donne un petit coup de pied sec dans celle-ci pour qu’elle s’ouvre sans m’écorcher les mains à cause des épines sur les plantes et entre dans la petite demeure. Elle n’a pas changé depuis que je suis venue ici la dernière fois. La tapisserie tombe d’elle-même et on peut apercevoir plusieurs petits trous dans le mur. Je suis sûre que si on donne un coup dans celui-ci, il s’effondre directement. Je ne préfère tout de même pas essayer. La bonne odeur du poisson me dirige vers le sous-sol. J’empreinte un petit escalier qui lui est apparemment très solide puis arrive dans une pièce où finalement, je remarque que je n’y suis jamais allé. Les murs sont fait de pierres solides qui retiennent la terre de l’autre coté mais par contre, le plafond m’a l’air un peu moins résistant. J’ai peur qu’il ne s’effondre d’un moment à l’autre ! Timidement, je m’avance vers le centre de la pièce où est Coroka. Celle-ci est penchée en avant sur quelque chose dont je pense être le poisson. Quand elle remarque enfin ma présence, elle se relève et rabat son immense foulard derrière son dos. Elle se retourne et m’observe de haut en bas, surprise de me voir là. Mais elle comprend très vite la raison de ma venue. Elle soupire et me donne le poisson.

« Lisa, ça devient vexant de me rendre visite parce que ta gourmandise t’a attirée ici…

- Au moins je vous rends visite, je suis la seule à venir vous voir si souvent vous devriez être contente ! »

Elle soupire à nouveau mais tristement cette fois-ci. Zut, je l’ai blessée ! Je me rattrape en la prenant dans mes bras.

« Vous savez très bien que je vous adore et que même si je viens pour manger, je suis contente de vous rendre une petite visite. »

Elle sourit à ces mots. Je n’aime pas la rendre triste car c’est elle qui m’a retrouvé dans la vallée. J’ai perdu la mémoire, je ne me souviens pas comment je suis arrivée ici et elle m’a accueillie à bras ouverts comme tous les habitants du village. Elle m’a donné un nouveau prénom et même une maison. Je n’ai pas le droit de la rendre triste après ce qu’elle a fait pour moi.

« Ma petite Lisa, tu viens boire quelque chose dans le salon ?

- Oui ! J’arrive tout de suite ! »

Je n’aime pas fouiller dans les affaires des autres mais au moment où elle m’a parlé, j’ai remarqué un grand bureau au fond de la pièce. Une fois que Coroka est dans le salon et que je suis sûre qu’elle ne me verra pas fouiner partout, je m’approche du bureau lui aussi en piteux état. Je m’assois sur le petit tabouret et examine le grand bazar. Il y a des tas de feuilles, des dessins de créatures étranges comme une espèce de… de dragon bizarre. On dirait un mélange de T-rex et de dragon… Il y a aussi des dizaines de cercles bizarres puis un gros livre que je prends. Sur la couverture, il y a un signe étrange mais il n’y a pas de titre, pas d’écriture. Je finis mon poisson et ouvre ce livre qui m’intrigue profondément. Ce qui est écrit m’est incompréhensible, ce n’est pas de notre langue. Il y a beaucoup de dessins qui ressemblent à ceux sur les feuilles du bureau. Soudain, Coroka m’appelle depuis le salon. Surprise, je referme d’un coup le livre et lui réponds que j’arrive. Je me lève et c’est à ce moment que j’aperçois qu’il y a une brèche dans le mur que je n’avais pas vu tout à l’heure … Elle est étrange, ça m’intrigue… Cette brèche ressemble étrangement au signe sur la couverture du livre… Je secoue la tête de gauche à droite, ce n’est que mon imagination. Coroka m’appelle une fois de plus alors je décide d’enfin partir. J’arrive dans le petit salon. Elle est là, assise sur le vieux canapé gris en face d’une petite table où il y a deux tasses de café. Le feu dans la cheminée donne un coté chaleureux dans cette maison si lugubre et détruite par le temps. Je m’installe sur le fauteuil en face du canapé et bois quelques gorgées de ma tasse.

« Que faisais tu dans le sous-sol ? Demande-t-elle tout à coup, me regardant avec suspicion.

- Je regardais les dessins sur les feuilles sur le bureau. C’est quoi toutes ces créatures ? »

Comme soulagée, Coroka souffle un grand coup en faisant un geste avec sa main comme pour dire « Rien d’important ». Je reste quand même suspicieuse. Je ne pense pas que c’est n’importe quoi. Enfin, je ne vais pas non plus la bassiner avec ça.

Après avoir bu quelques gorgées de son café, elle me demande :

« Alors, qu’as-tu fait ces jours-ci Lisa ?

- Bah… Rien de spécial… Je me suis juste un peu promené dans les alentours pour me changer les idées.

- Fait attention quand même, c’est dangereux de se balader seul, tu le sais bien…

- Oui, je le sais, bien sûr, mais j’avais un excellent protecteur ! Enfin, non, pas aujourd’hui.

- Kînrò ?

- Oui ! Dis-je pleine d’enthousiasme.

- Il est vraiment gentil ce garçon, tout le contraire de toi ! Dit-elle en riant.

- Eh !

- Je me demande comment il fait pour te supporter toi et ton caractère de cochon ! »

Nous rions toutes les deux en pensant à mes crises de nerfs répétées parfois plusieurs fois par jour. J’avoue franchement que quand je suis de mauvaise humeur, je pète les plombs dès qu’on me parle un peu trop.

En relevant la tête vers Coroka, je remarque qu’elle sert très fort sa tasse. On pourrait presque croire qu’elle va exploser sous la pression. Son visage est aussi tendu que ses mains tout à coup. Son regard se noie dans son café à moitié consommé, apeuré. Je n’ai pas le temps de lui poser des questions qu’elle me dit :

« Lisa, il faut que tu saches quelque chose…

- Je vous écoute. »

Elle se racle la gorge toujours avec en tenant sa tasse comme si c’était l’objet le plus important pour elle. Son visage, toujours tendu, se tourne vers moi.

« Une légende dit que le roi des mers se met en colère quand on vole son trésor… »

Je soupire intérieurement. Elle va encore me raconter des conneries. Mais je l’encourage quand même à continuer. Je ne suis pas non plus méchante et sans cœur.

« Le roi des mers n’est pas un simple roi, il contrôle tous les mondes de chaque galaxie dans notre immense univers. Il se trouve que ce roi est sur notre planète et dans nos mers, c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’appelle le roi des mers même si on devrait plutôt l’appeler Roi ultime mais ça n’a pas d’importance. Je reviens donc à ma légende qui raconte qu’il y a des milliards d’années, un homme, un vrai humain, avait découvert qu’un trésor existait sur leur planète. Plus tard, il apprit que ce trésor appartenait à quelqu’un de décéder. Il se dit qu’il pouvait prendre ce précieux si son propriétaire était mort. « Alors, ce ne sera pas du vol. » pensa-t-il. Ce qu’il ignorait, c’est que cette personne décéder était le roi des mers. Alors il voulu chercher ce fameux trésor mais le problème, c’est qu’il n’avait aucune idée de l’endroit où il était caché et l’homme ne pouvait pas voyager. Il eu alors une idée : Il lança un avis de recherche. Il cria partout qu’il avait perdu son trésor quelque part sur la planète et qu’il donnerait sa fille en mariage si quelqu’un retrouverait ce trésor. C’était très malin mais à cause de lui, il y eu de nombreuses guerres, des milliers de morts, des énormes massacres pour trouver le trésor. Après quelques années, un autre homme le trouva enfin, au fond d’un océan. Il alla le donner à notre homme en échange de la fille. L’humain, très content et si fier, porta l’objet valeureux autour de son cou. Mais pendant qu’il se pavanait avec sa fierté, le roi des mers découvrit qu’il lui avait volé son bien le plus précieux. Il se mit alors dans une colère noire. Il décida de punir la race humaine en décimant toute la population grâce aux Krakars. Des créatures gigantesques, cruelle et absolument sans pitié qui ne vivent que pour tuer. En quelques jours seulement, des milliards de personnes ont toutes été tuées. C’est ainsi que la race humaine disparue complètement. Ce n’est que trois cent cinquante milliards d’années après que nous sommes arrivés. Mi-humain, mi-félin. On dit que le roi des mers nous a créé à moitié humain pour nous rappeler le sort de ceux-ci et qu’on ne fasse pas la même erreur. Enfin, tout ça pour te dire, Lisa, que si tu trouves un jour ce trésor, ne le touche sous aucun prétexte sinon ce sera notre fin à tous. Tu as bien compris ? »

J’ai presque envie d’éclater de rire mais devant son air si sérieux et apeuré je ne fais rien si ce n’est acquiescer. Cette légende est vraiment bidon. Les humains n’ont jamais existés ainsi que le roi des mers. Scientifiquement, on a retrouvé des squelettes d’humains mais après tout, peut-être que leur queue de Nekhò s’est cassé et a disparu ! Ces squelettes ont quand même soi-disant trois cents cinquante millions d’années !

Par contre, bizarrement, je crois facilement à l’existence des Krakars. Comme si dans mes souvenirs, j’en avais déjà rencontré un, ce qui est fortement impossible. Pourtant j’ai l’image très nette de quelqu’un de cette espèce alors que je n’en ai pas rencontré depuis que je suis ici. Peut-être qu’avant que j’arrive dans la vallée, j’en ai rencontré ? Peut-être que j’en ai vu dans mon passé oublié ?

Coroka à l’air maintenant un peu soulagée mais soudain, je me rappelle de « l’ange noir » qu’elle ne cesse de mentionner. A-t-il un rapport avec ce trésor qui, soi-disant, existe ? Ou alors le trésor comme l’ange noir sont juste mythiques ? C’est fort possible. Nous ne vivons tout de même pas dans un monde fait de personnes bizarres et méchantes, si ?

Après avoir finis mon café, je remercie Coroka et sors tranquillement de la petite maison. Le ciel commence déjà à se couvrir. Les nuages noirs arrivent vite. Si je veux arriver au temple sans être mouillée je vais devoir être rapide. La montagne est si haute qu’il faudrait deux jours de marche si je reste sous cette forme. Je décide alors de me transformer. Ca ira beaucoup plus vite car je pourrais grimper comme je voudrais et ça m’évitera de faire pleins de détours à travers la montagne. Je sors du si grand village rassurant par l’est et m’approche de la montagne un peu plus raide que dans mes souvenirs. Je me mets à quatre pattes et ma transformation commence. Mes ongles deviennent des grosses griffes pointues, mes mains de grosses pattes couleurs crème tandis que mon corps s’allonge pour former un puma. Ma queue s’agrandit un peu et mes oreilles deviennent plus rondes. Mon visage change également pour ressembler à un gros chat.  Ma transformation est terminée par l’apparition de mes longues moustaches blanches. Je sors les griffes et saute sur un arbre. Mes griffes s’enfoncent dans l’écorce que j’arrache quand je soulève mes pattes. Arrivée sur la plus haute branche, je vise l’arbre devant moi. Si je le rate, je tomberais de haut quand même… Je saute enfin vers l’arbre un peu trop éloigné que ce que j’avais prévu mais j’arrive au tronc. Manque de chance, mes griffes ne s’accrochent pas très bien et je glisse rapidement le long de l’arbre. Heureusement, j’arrive à sauter sur une branche d’un autre arbre avant de tomber. À ce rythme là je ne vais pas aller bien vite. Mais je continue quand même à sauter de branches en branches. Arrivée au milieu de la montagne, je saute sur me petit chemin étroit. La falaise est trop raide, je ne peux pas grimper, de plus il n’y a aucuns arbres où je pourrais m’agripper. Je vais devoir faire le tour par la gauche. Le chemin est petit et assez étroit mais il y a juste la place pour mon corps imposant de félin. Plus loin, la pente est moins raide. Je pense qu’en courant assez vite je pourrais y arriver. Je saute sur les pierres instables et grimpe le plus vite possible jusqu’en haut. Malheureusement les pierres tombent toutes par mini éboulement je me dois alors de sauter d’un coup. Je ne suis vraiment pas maligne, si j’avais continué le chemin je serais tombé directement sur le géant escalier qui mène au temple. Mais je n’y avais pas pensé. Je saute alors vers le sommet. Arrivée enfin au sommet je m’arrête pour reprendre mon souffle et observe le paysage qui est sous mes yeux.

On voit le village tout entier et les personnes qu’on peut voir sont minuscules. Les gardes de la forêt  paraissent ridicules vu d’ici ; on pourrait presque croire pouvoir les tuer d’un seul coup de patte. Or, c’est loin d’être le cas. Ces brutes sont un mélange de tous les félins puissants qu’il existe et même moi, puma, je ne pourrais leur faire une égratinure car qui ne sait pas que les pumas ont une très grande force. Ces gardes sont aussi rapides que les guépards, aussi agiles que les chats et aussi fort qu’un régiment entier de lion en colère. Ils me font froid dans le dos quand ils se transforment. Ils sont si grands qu’un chat à coté parait vraiment ridicule. Moi je ne suis pas peu fière de ce que je suis : un puissant puma agile comme un petit chat.

Je me rends compte que la forêt est plus grande que je ne le pensais. Elle s’étend à plusieurs dizaines de kilomètres. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi on nous interdit d’y entrer.

À gauche du village il y a la vallée d’où je suis venue tout à l’heure. C’est la plus grande du pays mais elle est coupée en plein milieu par la petite chaîne de montagne. C’est dans cette vallée que j’ai été trouvée il y a quelques mois, inconsciente. Je ne me souviens pas du tout pourquoi je suis partie de chez moi. J’ai totalement perdu la mémoire. Heureusement que tous les villageois m’ont très bien accueille sinon, je ne sais pas ce que je serais devenue.

Soudain, je sens une présence tout proche. Quelque chose est en train de gravir la montagne par le même endroit que moi. Je me penche au dessus du bord mais je ne vois personne. Voyant que les nuages menacent, je me dirige vers le temple au nord avant de me recevoir la pluie sur la tête. C’est en passant près d’un buisson que je confirme la présence de quelque chose, ou de quelqu’un. Je m’arrête et retourne près du buisson. Je ne vois rien… Mais quelque chose m’observe ou me surveille, c’est stressant ! Avec ma patte de puma, je secoue vivement le buisson pour essayer de faire partir la chose. Rien ne se passe. Je m’approche encore un peu, les oreilles ne arrière. Je ne sais pas ce qui peut y sortir… En plus l’odeur que cette chose dégage ne met pas habituelle. Je me mets à grogner pour essayer de faire peur à la bête ou à la personne. Rien ne se passe. Ne voulant pas repartir sans savoir ce qui m’observe, je saute d’un coup sur le petit buisson. Dans un petit cri d’affolement une bête d’environ un mètre s’enfuit en courant. Cette chose me surprend autant qu’elle a été surprise par moi. Elle a six pattes et est toute noire. Je n’ai pas vraiment le temps de l’observer qu’elle saute dans un autre buisson. Je reste conne sur le moment. C’est quoi ce truc ?! Ce n’est pas un animal, ni un insecte, ce n’est pas humain, qu’est-ce que c’est ?!

Je m’arrête dans mes réflexions, je ne suis pas venue ici pour ça. J’ai du rêver, cette chose était peut-être un petit animal que j’ai mal vu… Je me mets à courir aussi vite que je peux vers le temple au nord avant qu’il ne pleuve car les nuages noirs me menacent. Je pense qu’un orage se prépare. J’arrive enfin au géant escalier du temple juste quand il commence à pleuvoir. Je gravis les marches quatre à quatre puis j’entre dans l’immense bâtiment en me retransformant en Nekhò. Cet endroit, je ne l’aime pas du tout, je ne sais pas pourquoi… Il me donne la chair de poule… C’est complètement vide et légèrement sombre. Les villageois m’ont dit que personne n’est venu ici depuis des années et ça se voit. Il n’y a eu aucun entretien depuis longtemps car les murs sont en si mauvais état qu’ils pourraient s’écrouler d’une seconde à l’autre.

« Kînrò ? »

Ma voisine résonne dans cette pièce vide et froide. J’entre dans une autre pièce encore plus inquiétante que la précédente. J’appelle à nouveau.

« Kînrò tu es là ? »

J’entre dans une nouvelle pièce très sombre cette fois-ci ce qui me donne froid dans le dos. J’allume la torche à coté de moi grâce à celle dans la pièce précédente quand je le vois enfin. Pendu.

« KÎNRÒ !!!!! »

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Commentaires (1)

1. Asaka 21/06/2010

bon, je relis, et je rebave...je continurai de lire après avoir changer de chandail....et brosser ma fourrure...

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